Une nouvelle année liturgique débute par le temps de l’Avent. Quatre dimanches qui précèdent Noël et durant lesquels, les jours s’écourtent comme pour se blottir au creux de l’hiver. Le temps de l’Avent, c'est l’avènement du Christ attendu à Noël. Un temps qui exprime à la fois la mémoire de la vie historique de Jésus, l’actualité de sa présence et l’a-venir du Royaume. Un Temps liturgique qui résonne comme une invitation à se laisser traverser par un amour qui vient d’au-delà de soi. Être attentif au monde, à l’intensité et à plénitude de l’instant présent, pour acceuillir l’a-A-utre tout en cheminant vers les lumières de Noël. Le Royaume du Père, ce n’est peut-être pas autre chose!
Après les fêtes et les excès de consommation, n'éprouve-t-on
pas le besoin de s'alléger pour revenir à l'essentiel ? Au-dehors, la
nature semble exprimer ce besoin. La neige qui recouvre champ et maison appelle
le calme, le repos. Les branches mortes ont été coupées. Elles alimenteront le
feu auprès duquel il fait bon se tenir. Oui, se tenir au coin du feu, rêver,
lire ou écouter de la musique…. rentrer en soi-même. Le mois de janvier est le
mois des bonnes résolutions. Chacun espère se renouveler pour repartir d'un
pied léger. Qui n'a pas éprouvé un besoin de se désencombrer, de retrouver
l'essentiel. Jésus n'a eu de cesse que d'éclairer la véritable nature de l'humain.
S'humaniser, c'est devenir un être relationnel. Devenir soi-même, c'est surmonter
la peur de la mort qui empoisonne l'existence. À l'aune d'une nouvelle
année fraîche et riche de possibles, tout appel à enlever le superflu et à se
désencombrer. Quel est ce superflu qui masque notre vraie nature ?
La vie décape !
Nos vérités sont mises à l'épreuve par la rencontre avec l’autre, avec l'imprévu, avec la vie. Etty Hillesum au cœurde la plus inhumaine des réalités, trouve la vie surprenante. Malgré
l’horreur de sa situation dans les camps de la mort durant seconde guerre
mondiale, cette jeune femme d'à peine trente années aime la vie de manière
indéfectible et poursuit son évolution spirituelle envers et contre tout. « Je
suis de ceux qui préfèrent continuer à se laisser flotter sur le dos les yeux
tournés vers le ciel ». Les yeux tournés vers le Vivant, elle n'hésite pas à
réformer ses points de vue. Quels sont en chacun de nous ces «
représentations convenues » ? Quelle attitude adopter pour avoir une « vue
entièrement nouvelle » sur le monde ?
Choisir est peut-être la seule liberté humaine. C'est un privilège, mais c'est également un défi. Qui n'a pas été absorbé par l'angoisse de l'inconnu au moment d'un grand choix ? Et pourtant, être libre, vivre libre, faire ce que l’on veut exerce un pouvoir d'attraction irrésistible. C'est un paradoxe avec lequel il faut compter pour orienter la voile tendue de son existence. De quelle nature sera le souffle qui gonflera la toile? Un air de liberté ou de nouvelles entraves ? Avec l’entrée en Carême, la chrétienté consacre les quarante jours qui précèdent Pâques au retour sur soi et à la simplicité volontaire. L’occasion d’un voyage spirituel. Simplement prendre le temps d’orienter ses choix pour ajuster sa voilure au souffle de vie.
Choisir est peut-être la seule liberté humaine. C'est un privilège, mais c'est également un défi. Qui n'a pas été absorbé par l'angoisse de l'inconnu au moment d'un grand choix ? Et pourtant, être libre, vivre libre, faire ce que l’on veut exerce un pouvoir d'attraction irrésistible. C'est un paradoxe avec lequel il faut compter pour orienter la voile tendue de son existence. De quelle nature sera le souffle qui gonflera la toile? Un air de liberté ou de nouvelles entraves ? Avec l’entrée en Carême, la chrétienté consacre les quarante jours qui précèdent Pâques au retour sur soi et à la simplicité volontaire. L’occasion d’un voyage spirituel. Simplement prendre le temps d’orienter ses choix pour ajuster sa voilure au souffle de vie.